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Choeur de l'Eglise Mathias

 

La semaine dernière, j'ai eu la chance de retourner à Budapest avec mon cher et tendre alors que ce voyage n'était pas vraiment prévu, il s'est présenté comme un vrai cadeau, comme un retour sur l'essentiel, comme une preuve que sur la terre des anges ( angyalfold) la présence de Dieu est une évidence.

J'ai vécu à Budapest il y a maintenant 25 ans et comme je l'ai déjà dit lors de mes messages antérieurs, j'y ai été guidé et protégé. Magnifique ville lumière, j'y ai vu tomber le mur de Berlin à cette époque où la Hongrie était de l'autre côté du rideau de fer. Depuis, j'y suis retournée un nombre de fois que je n'ai  pas compté et notre Emma y a été baptisée voilà 15 ans . Budapest m'a offert des souvenirs inoubliables à l'Opéra, des concerts et des ballets féeriques, des promenades où le temps semble suspendu devant la beauté du Danube lors des soirs de printemps avec cette douceur incomparable. Chaque coin de rue, chaque café,  retient l'attention du visiteur par la magie qui émane de cette ville. Je pourrais écrire un roman sur Budapest et tous le signes divins qui m'y ont été délivrés mais ce soir, je vais juste vous relater comment cette forme de grâce continue de mettre donnée lorsque mes pas me ménent en terre magyare.

Ce voyage n'était pas préparé, tout simplement parceque nous ne devions pas avoir de vacances à cette période de l'année. Mais, quinze jours avant le départ non programmé, mon patron me dit " nous serons en vacances du 11 au 20 février......", interloquée je lui ai dit sans en avoir parlé à mon mari " super, dans ce cas je vais à Budapest". Le soir, j'en informe mon chéri qui regarde les billets d'avion via Bâle. Les prix étaient élevés et nous devions aussi régler le probléme de garde de Baccarat, notre birmane. Ce soir là, nous n'étions pas du tout surs d'y aller mais je savais que nous devions y aller. Puis, le lendemain nous avons regarder au départ de Belgique et nous avons trouvé de meilleurs tarifs et de fait, la solution Belge ( que nous n'avions jamais prise jusque là) s'est présentée comme la solution car nous pouvions aussi laisser Baccarat à Namur chez notre étuciante de fille. 

Entre temps, nous avions contacté famille, amis qui ont tous répondu présents. C'était parfait.

Nous avons décidé de dormir à Charleroi la veille car l'avion décollait tôt le matin. Arrivés à l'hôtel, je regarde mon téléphone et je reçois un message m'annoncant le départ pour l'autre monde du cousin de ma mère, Henri. La maladie s'était déclarée il y avait peu de temps et je savais qu'il partirait vite mais pas aussi vite en fait. Quand maman m'avait appris sa maladie, j'avais prié pour qu'il ne souffre pas parceque l'on ne peut éviter ce qui est prévu par le Ciel mais si nos anges peuvent nous empécher de souffrir, alors c'est déjà un énorme cadeau. 

J'ai appelé maman qui m'a confirmé qu'il était parti très vite,en paix et ne pouvant être avec la famille pour les obséques, j'ai rpomis d'aller confier son âme dans les ailes des anges de Mathias, cette magnifique église entiérement restaurée qui est pour moi un lieu indéniable de la présence de Dieu, et ce, malgré la présence des touristes qui viennent admirer ses colonnes peintes à l'infini. 

Henri était un artiste dans l'âme, un homme d'une grande générosité dont le sourire illuminait nos réunions de famille. Il avait toujours un mot gentil et une attention pour chacun de nous et tout cela dans une grande simplicité. Ses obséques furent magnifiques , m'a dit maman et paradoxalement la joie a suplanté la tristesse du moment dans le coeur de beaucoup des participants  de l'assemblée. 

Je suis donc arrivée jeudi midi à Budapest, et vendredi le soleil inondant l'appartement, mon hongrois préféré me dit " on va dans le quartier du château, il faut en profiter il fait beau ...". Nous sommes donc montés vers Mathias avec un soleil radieux. C'était déjà un signe positif. J'ai acheté mon ticket pour me rendre à l'église ( depuis quelques années la visite de l'eglise est payante ) et là où d'habitude des centaines de personnes se pressent autour des colonnes, il n'y avait pas plus de 10 visiteurs. 

Comme il est encore possible d'y faire brûler une bougie devant 2 autels situés de part et d'autre de l'autel central. Par hasard, je suis allée sur l'autel situé à gauche. J'ai d'abord admiré la restauration extraordinaire des peintures et j'ai remercié du fond du coeur Dieu de me permettre de revenir réguléirement en ce lieu. Ensuite, pendant que j'allumais 2 petites bougies en confiant mes intentions au très haut, je me suis prise d'un doute et je me suis demandée si j'étais bien devant le bon autel. Je ne sais pas pourquoi, alors j'ai levé les yeux et là , sur le mur peint à travers les fresques il y avait mon nom de famille qui est aussi un prénom en Hongrie. Je lisais le nom " szent ......." littéralement Saint ....... J'étais donc à la bonne place et, en souriant pour ce signe évident, j'ai confié Henri aux anges pour que son ascension vers la lumière soit rapide comme son départ. 

Ensuite, comme il n'y avait presque personne, ce fut un réel plaisir de pouvoir se receuillir vraiment dans ce lieu rare.

La journée fut ensoleillée en tout point et nous avons eu la chance de voir beaucoup de personnes chéres pendant notre séjour. 

Parmi toutes ces rencontres, il y en a une que je n'oublierais certainement pas. C'était encore un signe direct du Ciel . Elle fera l'objet d'un autre message car elle mérite d'être valorisée dans son exception.

Bonne lecture à tous et à toutes.

Merci de votre fidélité.

 

Louise- Marie